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TEMOIGNAGES

Témoignages sur l'accident cardiovasculaire chez la femme

Vous avez vécu un accident cardiovasculaire, vous pouvez nous raconter votre histoire : les symptômes, l’accident, l’hospitalisation, la convalescence, les effets secondaires, les difficultés dans votre vie actuelle. Votre vie d’avant et maintenant.

Etiez-vous bien informés des facteurs à risques  et des symptômes de l’accident cardiovasculaire?

    Isabelle Renard
    5 February 2021

    Bonjour, ai eu mon premier arrêt cardiaque à 42 ans, ai eu un stent, un an après je faisais une récidive pour mes 43 ans , un 2eme arrêt cardiaque en passant une coronarographie, ai eu un double pontage. Je suis une coronarienne.
    J'étais chanteuse lyrique, la carrière s'est arrêtée.
    Les symptômes : Quelques semaines avant le 1er accident, le soir j'avais très froid comme les symptômes de la grippe, et j'étais très fatiguée, je toussais j'ai fait des analyses, rien n'apparaîssait, on a pensé et ai eu des traitements pour beaucoup de choses, sauf le coeur! Quelques jours avant, toujours le soir ma bouche bleuissait.
    L'accident : Il était 4h du matin, me suis réveillée par une douleur dans le dos et des nausées, j'ai cru que je faisais une indigestion sauf que j'avais des sueurs très froides et je n'arrivais pas à vomir, la douleur dans le dos était comme une contraction, j'avais l'impression qu'un rouleau compresseur me roulait dessus. J'avais une sensation de flotter. Ai eu le bon réflèxe d'appeler les pompiers que je remercie énormément car ils ont fait intervenir immédiatement le SAMU qui est arrivé au moment de l'infarctus aggressif.
    Pour le 2ème accident, j'étais suivi par mon cardiologue Le Docteur PEYRET que je tiens à citer car sans son efficacité je ne serais plus là, je l'ai appelé car je me sentais essoufflée malgré un electro et une echo normale il m'a envoyé en urgence à la salpétrière pour passer une coronarographie. Pendant l'acte mon coeur s'est arrêté, on ne pouvait pas stenter, j'ai fini au bloc.
    En effet secondaire, je ne peux plus exercer mon métier, ai de gros problèmes de mémoire, de concentration, de grosse fatigue, je ne peux plus rester en position statique, j'ai pris beaucoup de poids après l'opération, ai mis 5 ans pour tout reperdre. Je ne peux plus porter de charges lourdes, j'évite de monter les escaliers, ai dû accepter une carte handicapée.
    Je ne connaissais pas les facteurs de risque. Ai jamais fait attention mais je ne me rappelle pas avoir vu des affiches ou des articles sur le sujet.
    Je n'avais pas de cholestérol, je ne prenais plus la pilule, je n'avais pas de problèmes de poids mais je ne me rendais pas compte de mon stress, je buvais beaucoup de cafés, je fumais, je travaillais beaucoup je buvais bien lors des soirées comme ma génération.
    IR : 50 ans

    PHILIPPE BARBIER
    7 January 2022

    Bonjour Isabelle
    merci pour ce témoignage poignant ...
    Mes sincères amitiés Philippe le poète, peintre ....

    Patricia MERCIER
    12 February 2022

    Je m’appelle Patricia, j’ai 52 ans et souffre d’une paralysie cérébrale infantile, séquelles de prématurité. Eh oui, j’étais pressée d’arriver dans ce monde, je suis née à 7 mois. Il y a 13 ans j’ai été victime d’un accident de sport et j’ai subi une très lourde opération des cervicales m’obligeant à être en fauteuil électrique depuis. J’ai de très grosses douleurs chroniques et au fil des années ma pathologie s’aggrave. 
J’ai fait une ischémie myocardique asymptomatique. Cela signifie que la circulation du sang s’est arrêtée ou ne passait quasiment plus dans l’artère principale du cœur, les tissus commençaient à se nécroser. Je n’avais absolument aucun symptôme… Mon cœur aurait pu s’arrêter… Ou j’aurais pu m’endormir et ne plus me réveiller. 
Pourtant, mon généraliste m’avait conseillé de me faire suivre à partir de 50 ans. J’avais tellement de problèmes à côté que je me disais : « il va falloir que je le fasse… »
    En janvier dernier, j’ai passé une visite de contrôle classique. Échographie et électrocardiogramme parfaits. Cependant, la cardiologue, consciencieuse, m’a prescrit un scanner des coronaires en raison d’une hérédité familiale.
    Je tiens à préciser que je ne bois pas, ne fume pas, certes la sédentarité et le cholestérol sont des facteurs de risque. 
En sortant de son cabinet, la doctoresse s’est adressée à ma mère en disant : le cœur, ça va. Et ma mère lui a répondu : tant mieux, parce que le reste…
 Son secrétariat m’a fixé un rendez-vous une semaine plus tard. Je râlais un peu en prétextant qu' on n’était pas à trois mois près, non plus ! 
La cardiologue avait précisé que si l’examen était normal je devais revenir la voir dans 5 ans. Par contre, s’il y avait un problème, elle m’appellerait.
    Sauf que les choses ne se sont pas déroulées de cette façon. J’ai reçu le compte rendu du scanner par courrier et lorsque j’ai ouvert, les mots ont été d’une violence extrême, tout s’est bousculé dans ma tête ! J’ai regardé le nom plusieurs fois en me disant : c’est impossible, ça ne peut pas être moi !
    Malheureusement, le verdict était sans appel !
 Ensuite, il y a eu l’attente… interminable et angoissante. Besoin d’obtenir des explications, et je me suis heurtée à l’inertie du système hospitalier. Coups de fil sans réponse ! 
Dix jours, plus tard la cardiologue m’a téléphoné enfin pour me donner une date. Elle s’est excusée, car ayant de gros problèmes digestifs, elle s’était mise en relation avec mon gastro .
Prise en charge, j’ai subi une angioplastie avec pose d’un « gros » sten. Sans cette intervention, je ne serai peut-être plus de ce monde. Il paraît que je suis une miraculée, j’ai du mal à réaliser, d’ailleurs !
    Une autre artère est bouchée à 55 %.
 Je suis encore extrêmement fatiguée, mais je suis vivante. 
Aujourd’hui, je dois m’adapter à cette nouvelle pathologie qui se rajoute aux autres. Je cherche maintenant le moyen de pratiquer ½ heure d’exercices par jour, car mon corps ne répond pas à ma tête. Mais j’ai fait beaucoup de sports et de compétitions dans le milieu Handisport, avant cet accident survenu il y a 14 ans. J’ai déjà commencé à mettre en place des exercices. Évidemment, je ne pourrai pas me dire : « allez hop, je vais marcher une heure dehors », la difficulté est là, mais je suis en train d’étudier la question et dans la mesure de mes possibilités, je trouverai. 
Je n’ai pas encore vu ma cardiologue donc je prendrai aussi des conseils lors de ma visite de contrôle. Pour le moment, je suis encore très fatiguée, car l’intervention date à peine de dix jours. 
Parallèlement, je dois passer un doppler des carotides, prochainement. Et croyez-moi, je ne me dis plus : « Ça peut attendre ».
 Je suis une personne passionnée et optimiste et je me battrai comme je l’ai toujours fait, même si le tableau clinique s’alourdit. Ne dit-on pas tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ? Et j’ai envie de rajouter : « Ce qui ne tue pas rend plus fort ».

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